Résurgence pour les urgences !


La situation aux urgences des HUS toujours au centre des débats ! Une nouvelle fois, ce sont des agents excédés, fatigués et très inquiets quant à la sécurité des patients et  de leurs responsabilités professionnelles engagées.

Aux urgences du NHC, il est 13 h 30 et les zones sont déjà pleines avec une dizaine de patients par zone, l’IOA (Infirmière Organisatrice de l’Accueil) est débordée car l’accueil est aussi remplie à son maximum.

Sur l’écran de l’IOA, le taux d’occupation affiche déjà 143% et les équipages des ambulances attendent dans les couloirs pour pouvoir installer de nouveaux patients !

Le « déchoque » dépasse le nombre de patients que peut légalement surveiller une IDE seule !

Des patients attendent sur des brancards  depuis plus de 12 h !

Le constat est le même aux urgences de Hautepierre ! Un taux d’occupation de 120%, des zones pleines à craquer.

Cet état des faits est constamment soulevé par les équipes médicales et paramédicales qui s’inquiètent de ces situations itératives, mettant directement en danger les patients.

Le problème est toujours le même : il manque des lits d’aval !
Cela fait plusieurs années que Force Ouvrière dénonce la fermeture des lits et la suppression des effectifs.

FOHUS avait déjà soulevé le problème en 2018 et conduit une grève avec les agents des urgences jusqu’à faire intervenir les médias devant le mutisme de la Direction !
Force Ouvrière avait alors obtenu l’ouverture d’une unité de 24 lits de gériatrie d’urgence et une IDE volante de jour et de nuit.

La situation ne cesse de se dégrader et nous avons déposé un premier un droit d’alerte en début du mois d’avril avec la demande d’un CHSCT extraordinaire !

La Direction a reconnu le manque de lits d’aval, que la fermeture de 16 lits de gériatrie en médical B faute de personnels médicaux, pose un réel problème. Il a été identifié également la problématique des pré-admissions les week-ends qui bloquent des lits  ainsi que des patients programmés qui sont concentrés sur le début de semaine.

Force Ouvrière a demandé un renfort d’effectifs et le déclenchement du « plan Blanc ».  Seul le renforcement a été accepté !

Malgré le renfort en personnels et le lissage sur la semaine des patients programmés, la situation s’est à nouveau reproduite cette semaine.

Force Ouvrière et 2 autres syndicats sont intervenus le lundi 8 avril en déposant un autre droit d’alerte puisque les décisions prisent lors du CHSCT Extraordinaire n’a eu aucun effet !

Le Directeur Général, dont la responsabilité est directement mise en cause lors d’un droit d’alerte,  a tenu une réunion immédiatement avec l’ensemble des chefs de pôle, afin de trouver des solutions avec entre autres un mot d’ordre qu’il faut que chaque service déprogramme au possible les admissions programmées pour pouvoir libérer des lits.

Le DG a alerté également l’ARS (Agence Nationale de Santé), cette dernière a donné l’ordre aux établissements de soins de suite et réadaptations de prendre des patients des urgences.

De même, il a été rappelé aux cliniques et autres établissement du secteur privé, leurs obligations dans la prise en charge des patients d’urgence.

Nous avons refait un point de la situation  mercredi, des lits d’aval manquaient toujours !

Nous réclamons de réelles propositions car les agents mettent tous les jours leurs diplômes en jeux et travaillent dans des conditions de stress intense, débordés malgré leur envie de donner leur maximum, ils et elles se retrouvent devant la contrainte qui s’impose à eux de favoriser le travail quantitatif aux détriments de la qualité de prise en charge des patients.

Les agents des urgences savent qu’ils peuvent  compter sur l’engagement total de FOHUS, nous ne lâcherons rien !

FOHUS, notre mission la défense du service public et de nos professions !

REVENDIQUER, RÉSISTER, RECONQUÉRIR