Manifestation du 6 juin : Un message fort et une belle mobilisation des personnels des urgences !


Une belle mobilisation des personnels des urgences !

Ce jeudi 6 juin eu lieu la manifestation des personnels des urgences. Venant de toute la France, agents d’accueil, Aide soignants, Infirmiers, IADE, médecins des urgences, SAMU, SMUR ont prouvé que sur tout le territoire, les agents sont prêts à défendre le Service Public Hospitalier, leur urgence est d’obtenir une reconnaissance de leur souffrance et leur dévouement ainsi qu’une amélioration leurs conditions de travail.

Cette mobilisation partie de Montparnasse pour rejoindre le Ministère de la Santé, a rassemblé 1000 personnels des urgences hospitalières de 33 villes de France. Sous l’égide des organisations syndicales FORCE OUVRIERE , de l’AMUF et de 2 autres organisations, le cortège descend le long de l’avenue, salué par les klaxons des usagés et les sirènes des collègues ambulanciers.

Cela fait plusieurs mois que les grèves s’intensifient dans tout la France, les témoignages des soignants en regard de leurs conditions d’exercice et de leur écœurement quant aux conditions de prise en charge des patients, ne cessent d’alimenter les médias. Cela fait trop longtemps que la situation perdure et que notre Sinistre de la santé et des solidarités (surtout pour elle-même) se montre méprisante.

Dernière bourde en date de Madame « Buzynness », est d’avoir critiqué le personnel des urgences de Lons-le-Saulnier qui n’ont eu d’autre recours que de se mettre en arrêt maladie avant de commettre un acte irréparable devant leur épuisement intense.

La ministre qui ne s’attache qu’à la forme  non sur le fond du malaise des personnels soignants, réitère son déni envers les agents des urgences de  Lariboisère et dira « Ce qu’il s’est passé aux urgences de Lariboisière est assez inéditEn général, les soignants en grève viennent soigner avec un brassard pour assurer la continuité des soins. Là, ils se sont mis en arrêt maladie, c’est dévoyer ce qu’est un arrêt maladie. »

Madame BUZYN ne reconnaît toujours pas la souffrance des soignants. Elle n’a pas compris qu’il s’agit d’un geste de désespoir et que parfois lorsque l’on est dans un tel état d’épuisement intense, c’est peut-être le seul moyen de se faire entendre, de faire parler des soignants qui enchaînent les heures pour assurer la continuité des soins, le seul moyen pour que la population qui ne peut s’imaginer les conditions de travail, se rende compte par ces arrêts maladies universels qui parlent à chacun de nous, montrent que les soignants sont usés, cassés, malades d’épuisement professionnel.

Un message fort !

Ce jeudi a été une belle journée ensoleillée mais bien funeste pour le Service Public Hospitalier. Des soignants portaient un cercueil, dedans une victime imaginaire mais  bien vivante dans les souvenirs des soignants, celui d’un usagé mort sur un brancard dans un des couloirs d’une urgences saturée, où l’effectif insuffisant n’a pas pu le sauver.  Devant le ministère de la santé, un simulacre d’enterrement de Bobby rappelle que c’est toute la Fonction Publique Hospitalière que le gouvernement voudrait voir morte et enterrée ! Bobby reposera-t’il en paix ?

La grève ou la paix ?

Une délégation issue du comité national de grève composée de 10 représentants du collectif inter-urgences et des organisation syndicales dont Christian Prud’homme secrétaire général FO HUS, a été reçue par le Directeur adjoint au cabinet Madame Buzyn. Madame la Ministre n’aura pas souhaité se déplacer et se confronter aux soignants qui l’auraient mis face à ses responsabilités et à l’incohérence de sa politique en matière de santé.

Le Directeur s’est excusé de l’absence de la Ministre, qui devait intervenir au sénat ce jour du 6 juin mais Christian prud’homme souligne que les soignants auraient salué l’effort  de la Ministre à venir ne serait-ce qu’une heure et montrer son implication face aux malaises des urgences. 

La question principale de lits d’avals a bien sur été posée en priorité mais la réponse n’a été que lapidaire et inconsistante. La demande concernant la création de 10000 postes IDE et AS pour l’ensemble des SAU n’a pas été prise en compte. Seul la solution d’une mise en place d’un crédit fléché pour aider les hôpitaux en tension a été avancé par le ministère mais sans aucune précision de date car aucun réunion n’a été faîte jusqu’à présent, faute de chiffres concrets!? Et là on se rend bien compte du manque de sérieux et d’implication de Madame BUZYN et de son cabinet alors que le malaise des urgences avait déjà commencé à faire parler de lui en 2016.

Le comité entends bien durcir le mouvement et cordonne déjà d’autres actions pour que chaque SAU et agents puissent travailler dans la dignité et le respect que sont en droit d’attendre dans ce pays des droits de l’homme et des valeurs républicaines, les personnels des urgences, les patients et leurs familles!