Les IBODES ET IADES des HUS devant l’ARS ce jeudi 7 novembre


Ce jeudi 7 novembre, suite à l’appel de Force Ouvrière et le SNIBO ( Syndicat National des Infirmiers de Bloc Opératoire), une centaine d’IBODE et d’IADE se sont réunis devant l’ARS pour exprimer leurs inquiétudes quant à l’avenir de leurs professions, le manque croissant d’effectif, de matériel mais aussi l’ambiance délétère des blocs, les conflits internes avec certains chirurgiens, les problèmes d’organisations et le sentiment de ne pas être soutenu par la Direction.

Une délégation composée de Christian Prud’homme, secrétaire général FO HUS, des représentants de la SNIBO, IBODE et IADE, infirmièr(e)s des blocs, ont été reçus par la Directrice Générale déléguée  EST de l’ARS.

A tour de rôle, les personnels des blocs ont pu aborder les points qui font qu’aujourd’hui la situation des blocs n’est plus acceptable. Ils dénoncent les problèmes d’effectifs qui font qu’ils craignent pour la sécurité des patients et également la sécurité dans l’exercice de leur profession. Ils mettent en avant la difficulté d’exercice entre ce qui apparait dans le décret mentionnant leurs actes et la réalité sur le terrain.

 

Les professions d’IBODE ne sont pas inscrites dans le calendrier  des travaux de  réingénieries des professions de santé, ce qui valoriserait leur travail. Valorisation qui doit passer par une revalorisation des grilles indiciaires et une reconnaissance de la pénibilité du travail dans les blocs.

L’annonce faite de l’IPA (infirmier en pratique avancé) et d’une prime de coopération,versée aux infirmiers qui se verront effectuer des actes qui étaient réservés aux  médecins  (protocoles de sutures) . Cette annonce a engendré la colère des IBODE et il faut rappeler en effet à la ministre, que les actes « la fermeture sous-cutanée et cutanée » sont dans le décret du 27 janvier 2015 relatif aux actes infirmiers relevant de la compétence exclusive des infirmiers de blocs opératoires.

Christian Prud’homme a rappelé que la politique d’austérité budgétaire orchestrée par le gouvernement est la conséquence directe des problèmes rencontrés dans les blocs et que si le gouvernement ne prend en compte le discours des professionnels du secteur, plus personne ne voudra travailler dans les blocs. On assiste aujourd’hui , à une véritable fuite du personnel qui met en péril la qualité de prise en charge, accélère la perte des transmissions du savoir entre les nouveaux et les plus expérimentés et fragilise la  cohésion des équipes.

La Directrice a dit être sensibilisé par le témoignage des professionnels et comprend les enjeux actuels. Elle dit vouloir faire le nécessaire pour faire remonter les différents interventions et les revendications des personnels de blocs. C’est au niveau national que tout se joue car malheureusement cette problématique touchent l’ensemble des blocs du territoire.

FOHUS  se réserve le droit avec les personnels des blocs des HUS de reconduire la grève !