Grève du 5 décembre : UNE MOBILISATION IMPOSANTE !


C’est ce jeudi 5 décembre que se sont donnés rendez-vous  près de 10 000 manifestants sur Strasbourg. Venus de tous les secteurs, du privé comme du public, les participants de l’imposant cortège ont défilé pour faire entendre leur colère légitime face à un gouvernement décidé à imposer cette réforme des retraites.

Tous, dans la rue,  actifs ou retraités, conducteurs de tram,  avocat(e)s, instituteurs et institutrices,  infirmièr(e)s, aide-soignant(e)s, IADE, IBODE,   pompiers, étudiant(e)s, et bien d’autres professions étaient représentées pour cette journée qui doit marquer la première étape du rapport de force à instaurer si l’on veut faire reculer les positions du Gouvernement.

 

Car cette réforme des retraites, c’est l’anéantissement des années de combat sociaux de nos ainés pour que chacun puisse bénéficier d’une retraite juste et méritée. cette réforme va uniformiser les retraites, effacer les frontières entre les professions en catégorie active et les autres, précariser encore plus les personnes âgées. La retraite par points ? Mais qui décidera de la valeur du point si ce n’est le gouvernement, qui peut tout autant décider du gel de la valeur ou sa diminution…

Une vague de contestation a déferlé dans les rues de Strasbourg pour une marche de la place de la Bourse vers la place de la République où était prévu un meeting qui a permis à tous ceux qui le souhaitaient de témoigner de la réalité de leurs conditions de travail et leurs farouches oppositions à cette réforme.

Pour beaucoup de salariés, cette réforme signifie une perte de 300 à 800 euros par mois selon les secteurs ; Comment peut -on imaginer avec nos salaires mettre de côté de telle somme pour nos retraites. Alors que notre système de retraite est basé sur une répartition, alimenter par les cotisations basées sur les revenus professionnels de travailleurs en activité (« assurance vieillesse ») lesquelles servent au paiement des pensions des retraités.

Il est clair que par cette réforme, le Gouvernement tend la perche aux grands groupes mutualistes et force le trait d’une retraite par capitalisation forcée. Le but est encore de rendre les actionnaires plus riches et appauvrir les classes moyennes.

Christian Prud’homme, Secrétaire Général FOHUS a pris la parole pour dénoncer les conditions des personnels de notre CHU. Il a rappelé les problèmes constants d’effectifs, les suppressions de postes et de lits, les réformes de la santé qui vont détruire la Fonction Publique Hospitalière, la mise en place des GHT qui réduisent l’accès aux soins pour les citoyens et les mettent en  danger « comme cette femme qui a accouché aux bord de la route car Mme Buzyn avait ordonné la fermeture de la maternité de sa commune » nous explique t-il.

Il dénonce le mépris du Gouvernement envers les professionnels de santé et la nécessité que chacun, professionnels comme usagés défendent le service public hospitalier car sinon demain nous serons plongés dans un système de santé tel qu’on le voit dans les pays anglo-saxon.

Dans ces pays de la médecine à 2 vitesses, les personnes avec des petites pensions seront les laissés-pour-compte de la société, qui n’auront ni les moyens de payer une mutuelle, ni l’accès aux soins et où l’on assiste à une précarisation des personnes âgées croissante.

Pour Christian Prud’homme, c’est l’occasion de montrer au Gouvernement que l’on ne doit pas subir la volonté d’élus complétement déconnectés de la réalité et que ce rapport de force doit s’inscrire dans la durée si l’on veut faire reculer ce Gouvernement sur ses positions.

 

 FO HUS
REVENDIQUER, RÉSISTER, RECONQUÉRIR