Manifestation des sage-femmes devant l’ARS de Strasbourg


Ce mardi 26 janvier, une cinquantaine de sages-femmes sont venu(e)s manifester devant l’Agence Régionale de Santé de Strasbourg pour demander une meilleur reconnaissance de leur profession.

Avec l’appui de Force Ouvrière et de l’ONSSF (l’organisation nationale des syndicats des sages-femmes), les manifestations ont été présentes sur toute la France.

Dans le Bas Rhin, les Sages-femmes sont venus de Saverne, Haguenau, Strasbourg , du privé comme du public, pour manifester et alerter sur leurs conditions de travail.

Une délégation a été reçue pour remettre un cahier de revendications et faire remonter le mécontentement de cette profession au niveau du ministère de la santé.

En cause, comme souligné devant la Direction de l’ARS par Eve Rizzotti-Donas, Sage-Femme au CMCO, Délégué FO-HUS, le sentiment d’avoir été les oubliés du Ségur de la Santé. La revalorisation de la grille de salaire n’a toujours pas été discutée pour les sages-femmes comme le rappelle Christian Prud’homme, Secrétaire Général FO-HUS.

Pourtant leur implication pendant cette crise COVID est bien là, les naissances ne se sont pas arrêtées!

Les sages-femmes alertent sur la crise que traverse également la profession. Il faut plus d’embauches. Parmi les revendications elles demandent un ration de 1 sage-femme pour 1 femme en salle d’accouchement ou avoir la possibilité de faire des prescriptions en rapport avec l’accompagnement . Elles veulent une reconnaissance de la pénibilité du travail.

Des étudiantes étaient aussi présentes et elles se posent encore beaucoup de questions sur l’avenir de cette profession qu’elles ont choisi. Avec une durée d’études de cinq années dont une année de médecine, sur une promotion d’un trentaine, il est de plus en plus fréquent de voir des étudiants arrêter ou demander des passerelles car découragées par la faible reconnaissance de cette profession et le manque de rémunération par rapport au niveau de responsabilités professionnelles.