Lundi 8 mars : journée des Sages-femmes


Ce lundi 8 mars 2021, journée internationale de la Femme pour combattre les inégalités Homme-Femme dans le monde, a été également la journée des Sages-femmes qui se sont retrouvées place Kléber pour une marche dans Strasbourg et manifester pour leur profession qu’elles estiment peu considérée et peu reconnue.

Une cinquantaine de sages-femmes ont revêtu les cornettes blanches et les capes rouges des servantes écarlates, référence au roman et à la Série éponyme mettant en scène des femmes complètement soumises aux familles fortunées qui les violent sans vergogne afin de procréer dans un futur alternatif où la plupart des femmes sont devenues infertiles exceptées ces servantes, qui ne sont reconnues que pour leur capacité à enfanter.

L’image est forte de sens quant à ce manque de reconnaissance et de considération décrié par les sage-femmes, ainsi une des participantes exprime le fait qu’elles font les mêmes actes que les médecins, mais en étant beaucoup moins payé.  Elle ajoute que lorsque cela arrange, elles sont considérées comme des personnels paramédicaux et d’autres fois comme des personnels médicaux .

Les sage-femmes se sentent également les laissées-pour-compte des mesures du Ségur et ne voient actuellement aucune revalorisation par rapport à leur métier et leurs spécificités.

Comme l’a rappelé une des manifestantes, les accouchements ne se sont pas arrêtés avec la pandémie pendant la première et la seconde vague COVID et elles sont présentent tous les jours enchaînant les gardes et les astreintes.

Les sages-femmes se sentent ainsi méprisées par le gouvernement . Elles souhaitent aussi une reconnaissance de la pénibilité de leur travail sur un métier à 95% occupé par des femmes, qui travaillent de jour comme de nuit et avec des gardes de 12h d’affilées.

Elles dénoncent d’ailleurs ces journées de garde qui sont surchargées avec un turnover de patientes croissant malgré des effectifs insuffisants. Elles réclament plus d’embauches. Certaines parlent de travail à la chaîne dans des hôpitaux devenus de véritables « usines à bébés », conséquence directe de la fermeture des petits établissements d’obstétriques dans les différents départements en France.