5 octobre 2021, mobilisation pour nos salaires, nos emplois et nos conditions de travail


Ce mardi, place Kléber à Strasbourg, a eu lieu la première grève Générale de la rentrée regroupant plus d’un millier de participants des secteurs publics et privés. Cette mobilisation appelée par plusieurs syndicats dont Force Ouvrière, a été un message fort des salariés face à la paupérisation des statuts tous secteurs confondus, le nivellement par le bas des systèmes de protections des salariés et des droits fondamentaux du code du travail bafoués par des décrets votés en catimini.

Les participants étaient présent en nombre pour réclamer en autre, l’abandon de la réforme des retraites, une augmentation des salaires pour tous, l’arrêt du projet de réforme de l’assurance chômage.

Les professionnels de santé privés et FPH étaient présents, des aide-soignante)s, infirmier(e)s, sages femmes (qui seront en grève le 7 octobre), des agents administratifs, ASH. Accompagnés par Force Ouvrière, nos collègues des HUS ont pu manifester dans les rues de Strasbourg. Leurs revendications sont unanimes, nous voulons garder nos statuts et les régimes qui y sont rattachés, une augmentation des salaires en concordance avec la perte générée par le gel du point d’indice depuis plus de 20 ans, une reconnaissance de la pénibilité des métiers des professions des établissements de santé, l’arrêt des fermeture de lits en constante augmentation au détriment de l’embauche de personnels et de la qualité de prise en charge des patients.

Mais également l’arrêt de la précarisation de nos métiers, le recours systématique à la contractualisation, rendre plus accessible les formations et pouvoir changer de secteurs ou de postes en rapport avec la pénibilité et l’âge pour faciliter un renouvellement générationnel, la création des nouvelles grilles indiciaires dans le cadre du Ségur pour les personnels administratifs, techniciens et ouvriers relevant de la catégorie C.

Un plan d’emploi massif de personnels et de réouvertures des lits car aujourd’hui on ne ferme plus des lits uniquement dans un but de spéculation financière mais également parce qu’il n’y a plus assez de personnels pour (R)ouvrir des services et soigner sans risquer de mettre en danger patients et soignants.

Dans un contexte social qui depuis plusieurs années à montrer les failles d’un système en banqueroute qui n’a eu de cesse que de trahir les fondements même de notre République, il est temps de remettre ces questions sociétales au cœur des débats politiques à l’annonce des prochaines élections, les candidats auront fort à faire pour répondre à nos revendications et espérer glaner quelques suffrages.